Plusieurs faits divers récents montrent que les actes antisémites sont en augmentation en France, mais aussi partout en Europe. Ces actes, et les slogans qui les accompagnent doivent nous alerter et nous alarmer

Insultes, slogans, graffitis, violences, agressions… Les actes antisémites se multiplient et cela préoccupent autant les classes dirigeantes que les médias qui s’en font l’écho. Et ce qui se passe en France se vérifie dans toute l’Europe…

C’est un vent mauvais qui souffle sur notre continent et qui a de quoi inquiéter. L’actualité de ces derniers jours témoigne d’actes crapuleux, mais aussi de manifestations de haine préoccupantes. Or, selon une enquête menée au niveau européen et publiée il y a deux mois, on apprend que 79% des agressions antisémites ne sont pas signalées alors que, dans le même temps, en France, le Ministère de l’intérieur annonce une augmentation de 74% des actes anti-juifs en 2018.

Il faut rappeler que la France accueille la première communauté juive d’Europe, mais dans les pays où la présence juive est très minoritaire, l’antisémitisme gagne du terrain aussi. C’est notamment le cas dans les pays scandinaves.

Il y a les actes antisémites, et il y a le climat. Il faut donc noter une différence entre le réel et le ressenti. C’est comme en météo. Parfois, il fait une température, mais on en ressent une autre. Exemple, en France, 27 % des juifs ont subi une agression en 2018. Ce pourcentage est énorme, affolant même !  Conséquence (et donc ressenti) : 60 % des juifs de France craignent en être victime en 2019. 

Certains parlent de paranoïa, mais la succession des actes antisémites sur les symboles et sur les personnes ne sont pas des fantasmes.

Le climat actuel révèle bien d’une réalité. C’est ce qui fait qu’en Allemagne comme en France, 50% des juifs rêvent de prendre leurs valises et d’aller en Israël. Et si 1/3 des juifs français dissimulent leur identité, c’est qu’il y a vraiment un problème. 

Les leçons de l’Histoire sont-elles déjà oubliées ?

C’est possible ! En Allemagne, l’insécurité pour les juifs est de plus en plus flagrante. Il y a à cela deux causes. La première est la montée d’un parti d’Extrême droite, même s’il faut signaler (et c’est nouveau) que certains courants de gauche sont devenus antisémites. Et, deuxième élément : l’arrivée dans ce pays d’un million d’immigrés arabo-musulmans, lesquels viennent d’une culture antisémite ancestrale. Mais ce qui s’analyse ainsi outre Rhin est vérifiable ailleurs, et notamment dans notre pays qui prône la liberté, la fraternité et l’égalité.

Dénoncer l’antisémitisme est-ce suffisant pour que cesse cette haine ? Nos hommes politiques font de grandes et belles déclarations, mais comment changer des mentalités polluées par des raisonnements et des discours fallacieux.

Dénoncer, c’est naturellement utile. Mais il faut faire davantage. Il faut, par exemple, que les personnes qui ne sont pas antisémites sortent de leur silence complaisant et qu’ils le disent. Un des effets indirects sera de rassurer la population juive : nous ne sommes pas tous des antisémites. 

Et il faut aussi, sans doute, faire un travail sur nous-mêmes. Car il y a, quelque part, au plus profond de l’humanité, une racine toxique à arracher. Il faut oser se poser la question suivante : qu’est-ce qui est sous-jacent et qui provoque cette haine du Juif ? Pourquoi ce racisme si particulier ?

Voici une tentative d’explication rarement avancée par nos penseurs et par nos politiques…

Le peuple juif est signalé, depuis la nuit des temps, comme ayant reçu une bénédiction divine très spéciale. Or, insidieusement, tous les peuples, même athées, voudraient capter cette bénédiction et donc, cherchent à en déposséder Israël pour se l’approprier, ou pour la contester.

Ce que les peuples semblent ne pas avoir compris, c’est que la bénédiction se partage ; elle ne se vole pas ! Et elle ne se récupère pas en en privant les premiers bénéficiaires.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *