Quand je contemple les cieux…

Quand je contemple les cieux…

Le rédacteur en chef d’un important journal signale, dans un article récent, la chose suivante : « Les planétologues savent aujourd’hui que notre galaxie contient près de 20 milliards de planètes du type de la Terre. Nous parlons bien de la seule Voie lactée quand il existe des milliards de milliards de galaxies dans l’univers ! Sauf à être de mauvaise foi, ces chiffres titillent notre rationalité. La probabilité que nous ne soyons pas les seuls dans l’univers a augmenté de façon non négligeable avec ces découvertes… Accessoirement, cela remet en question quelques siècles de croyances religieuses postulant que l’Homme est au centre de l’univers. La pax romana établie entre religion et science, l’une s’occupant du pourquoi l’Homme existe et l’autre de comment la vie consciente est apparue dans l’univers, ne tient plus. »

Autrement dit, puisqu’il est probable que l’homme ne soit pas le seul être vivant dans l’univers infini, la foi chrétienne en Dieu devient caduque. Voilà une conclusion pour le moins hâtive, et sans doute idéologique. En effet, balayer ainsi « quelques siècles decroyances religieuses » ressemble à la mauvaise foi dont veut pourtant se défendre le journaliste.

Sans faire de la théologie-fiction comme d’autres font de la science-fiction, rien n’empêche le Dieu créateur de l’univers, qui a donc aussi créé la terre et ce qu’elle contient, d’en avoir fait autant ailleurs. Avec, sans doute, un programme différent si les extra-terrestres se sont comportés autrement que le terrien. L’existence d’extra-terrestres n’interdit pas la notion d’un créateur. Les anges, êtres célestes, ne sont-ils pas déjà des extra-terrestres ?

Le journaliste qui s’amuse du postulat selon lequel l’Homme est au centre de l’univers a, sur ce point, peut-être raison. Mais il semble ignorer que l’Homme, créée à l’image de Dieu, s’il n’est pas au centre de l’univers, est au centre de l’amour de ce Dieu.

Un univers en chiffres

Ces petites remarques faites, je veux relever cependant quelques informations importantes dans les propos du journaliste. Ce qui m’impressionne le plus, dans cet article, c’est ce que les planétologues semblent être capables d’avancer : ils affirment que dans notre seule galaxie, il existe 20 milliards de planètes du type de la Terre, et ils comptent des milliards de milliards de galaxies au-delà de la nôtre ! Là, on peut reconnaître avoir un peu le vertige. Ces chiffres, carrément astrologiques, sont écrasants.

Dans ce vaste monde qui dépasse l’entendement et qui permet aux scientifiques d’élaborer toutes les hypothèses possibles et imaginables (à noter que l’imagination ne semble pas avoir, elle non plus, de limite) ; dans ce vaste monde, la Bible reconnait que l’homme n’est que poussière. Voilà qui donne une échelle ! S’il grandit et s’élève à un niveau bien supérieur de celui de la poussière, escaladant les marches de l’ambition, de l’orgueil et de la vanité toute sa vie, à la fin, il n’en retourne pas moins à la poussière d’où il vient. Et ses mains sont aussi vides à sa mort qu’à sa naissance.

Un peu d’humilité, s’il-vous-plaît !

Les prétentions humaines, y compris celles des scientifiques, devraient donc être à la mesure de son état : poussière tu es, et poussière tu seras ! (Genèse 3. 19)

Je ne sais ce que les planétologues pensent ou osent reconnaître, lorsqu’ils observent, avec leurs télescopes hyper puissants, l’univers insondable, mais personnellement, je ne trouve d’autres mots que ceux du poète de l’Ancien Testament : « Quand je contemple ton ciel, œuvre de tes doigts, la lune et les étoiles que tu as mises en place, qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui, qu’est-ce que l’être humain, pour que tu t’occupes de lui ? » (Psaume 8. 4-5)

Ces questions, humbles et justes, ont aussi une réponse biblique : « Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire, l’honneur et la puissance, car tu as créé toutes choses et c’est par ta volonté qu’elles ont été créées et qu’elles existent. » Ainsi s’exprime Jean, l’auteur de l’Apocalypse.

Nous pouvons encore poser la question du « pourquoi » Dieu a créé le monde et, entre autres, l’homme. La réponse n’est peut-être pas scientifique, mais elle est magnifique : pour son plaisir et afin que nous, ses créatures, puissions avoir la joie de le connaître.

Éric Denimal

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