L’apprentissage d’un leader (3)

“Moïse se couvrit le visage parce qu’il avait peur de regarder Dieu.” Ex 3. 6

N

otre société aime les leaders qui n’ont pas froid aux yeux, même s’ils sont hypocrites et menteurs ! Les timorés ou les faibles sont considérés comme incapables de diriger. Richard Nixon fut longtemps apprécié comme un chef politique d’envergure, en dépit de sa malhonnêteté. Les mêmes “juges” méprisaient Jimmy Carter pour son apparente faiblesse. L’opinion divine diffère bien sûr de celle des hommes. Moïse a dû apprendre l’humilité et aussi la crainte de Dieu. Remarquez que, tout de suite après l’avoir appelé du milieu du buisson ardent, Dieu lui fait comprendre qu’il se trouve sur un terrain consacré et lui ordonne d’ôter ses sandales. En conséquence, Moïse s’empresse de se couvrir le visage ! Une importante leçon se dégage de ce détail : si Dieu nous a appelés à Son service, Il exigera d’abord que nous apprenions à Le craindre. Sa sagesse ne deviendra nôtre qu’à ce prix (Ps 111. 10). Et Le craindre efface toute autre crainte. William Gurnall a écrit : “Si nous avons peur des autres, c’est parce que nous ne craignons pas assez Dieu… Lorsque vous sentez que vous êtes en train de succomber à la peur des autres, pensez à la colère de Dieu ! La peur de l’un chassera la crainte des autres !” La Bible nous apprend que Moïse devint l’homme le plus humble que la terre ait porté, lui qui, plus jeune, s’emportait facilement et de manière violente. Il avait appris à craindre Dieu. Néanmoins, il oublia un jour la leçon qu’il avait apprise dans la présence de Dieu et paya cher son emportement d’un instant. Ce qui constituait sa plus grande force fut aussi la cause de sa chute (Lisez Ex 20. 8-12). Craindre Dieu nous amène à Le respecter, puis à Lui obéir. Notez la différence entre l’ordre divin et l’action de Moïse : parce qu’il cesse, un bref instant, de craindre et de croire en la sainteté de Dieu, au lieu de “parler” au rocher en présence du peuple rassemblé, il le frappe après avoir parlé au peuple. Si Dieu ne nous demande pas de parler à quelqu’un, contentons-nous de parler à Jésus, le “rocher”, et de prier pour la personne concernée, mais ne nous substituons jamais à Dieu. Lui seul décide de la marche à suivre, ne l’oublions pas !


Bible en 1 an : 1 S 19-20
Bible en 2 ans : Ez 27-28

Bible 1 an :
Bible 2 ans :

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