On l’appelle “l’enfant gaspilleur” (2)

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“Il alla… se mettre au service d’un des habitants du pays, qui l’envoya… garder les cochons…” Lc 5.15

Après avoir dilapidé tout son argent à l’étranger, loin du pays de son peuple et de ses lois, il ne lui restait que deux solutions : retourner vers son père, ou rester dans ce pays païen où personne ne le connaissait. Il choisit la deuxième, ce qui le força à chercher un emploi pour pouvoir se nourrir. Il était si désespéré qu’il accepta un emploi qu’aucun juif fidèle n’aurait envisagé : garder des cochons ! Dieu a le sens de l’humour ! Il nous oblige parfois à faire ce que nous détestons le plus pour nous faire entendre raison. Voilà donc notre “gaspilleur” arrivé au plus bas de son existence, incapable même de manger la nourriture des cochons, les gousses de caroubier n’étant pas digestibles par l’homme dans leur état naturel. Pourquoi ne se résout-il pas plus vite à rentrer humblement chez son père ? Parce qu’il sait ce qu’il risque en revenant dans son village. Les us et coutumes juifs comportaient une cérémonie humiliante appelée Kezazah (littéralement : découpé, tranché, coupé de…). Lorsqu’un jeune juif gaspillait son héritage parmi les païens, s’il osait revenir chez lui, toute la communauté se rassemblait devant lui, brisait un pot de terre cuite à ses pieds et déclarait : “Un tel est coupé à jamais de son peuple”. En conséquence, il devenait un paria que nul n’accueillerait ou n’aiderait. Mais la peur de mourir de faim loin de son peuple, plus que le remords d’avoir brisé le cœur de son père et humilié son peuple, fut la plus forte et le “gaspilleur” prit enfin le chemin du retour.

B-1 an : Dt 33-34 & Mt 10

B-2 ans : Dt 14 & Ps 84

Bible 1 an :
Bible 2 ans :

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