Une présence nécessaire

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Sans musique

“À l’église de Dieu qui est à Corinthe.” 1 Co 1.2

Lorsque nous observons le mode de vie de nos sociétés et de nos concitoyens, nous pouvons nous dire que la Parole sainte et pure de l’Évangile n’y trouve plus aucun écho. Cette remarque est aussi juste que décourageante. Mais l’annonce de l’Évangile a-t-elle été un jour facile ? Lorsque Paul est arrivé à Corinthe, après avoir essuyé des échecs à Athènes, il a pu se demander s’il était possible d’y faire entendre le message du Christ. On sait que Corinthe, en ce temps-là, était une cité de près de 600 000 habitants. Sa situation, entre deux ports importants, faisait d’elle une ville prospère, avec une population très mélangée. On y déifiait le sport avec des jeux proches de ceux de l’Olympe. Certains parlaient d’une cité de luxe, de muscle, d’argent et de sexe. Finalement, Corinthe devait ressembler à ce que sont nos villes. Les extravagances et les débordements immoraux qui, jadis, se vivaient dans les cités importantes se vivent aujourd’hui partout grâce à l’omniprésence des médias qui font du monde un village. Paul, à Corinthe, a vu ce monde païen, et c’est dans cette ambiance idolâtre, perverse, malsaine, qu’il est pourtant parvenu à créer une église. Certes, cette église n’est pas parfaite et ce que l’apôtre écrit aux chrétiens, prouve bien qu’elle n’est pas exemplaire. Mais elle existe pourtant et malgré tout, même si les horreurs du monde s’infiltrent en ses murs. Ne soyons pas plus sévères qu’est l’apôtre, lui qui écrit à ses membres : “Paul, à l’église de Dieu qui est à Corinthe, à ceux qui ont été sanctifiés en Jésus-Christ, appelés à être saints.” L’apôtre n’écrit pas aux saints, mais à ceux qui sont appelés à l’être. Non à ceux qui se sanctifient par leurs bonnes actions, mais à ceux qui ont été sanctifiés par le Christ. Mais le plus important à saisir c’est que même une ville corrompue comme Corinthe, mérite une église. Certes, il n’est pas facile d’être un bon chrétien dans un tel lieu, mais si la présence d’une église peut paraître anachronique dans une cité impie, c’est pourtant sa place. Surtout si elle se souvient qu’elle est église de Dieu, et non de Paul, d’Apollos ou de Céphas. Elle est alors sel de la terre et lumière dans les ténèbres.

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