Examen de passage

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“Quand vous arriverez au bord des eaux du Jourdain, vous vous tiendrez dans le Jourdain… Dès lors, les eaux seront coupées en amont.” Jos 3. 8 et 13.

Josué doit conduire le peuple en Canaan ; les Hébreux vont pouvoir s’installer en Terre promise. C’est une partie de l’accomplissement de la Parole que Dieu a répétée à maintes reprises à Abraham, quelques centaines d’années plus tôt. La Terre promise est toute proche, mais elle n’est toujours pas acquise. Cependant la promesse de Dieu demeure réelle et, au-delà de l’Histoire toujours en déroulement et en tension, un accomplissement total est encore à venir. En attendant, Josué doit franchir le Jourdain. De la même façon que Moïse, 40 ans plus tôt, a dû ouvrir la mer des Joncs (“mer Rouge”) pour entamer la longue fuite d’Égypte, Josué doit entrer en Canaan en subissant un examen de passage. Le franchissement n’est pas seulement une entrée, c’est aussi une étape pour couper et rompre avec le passé. Moïse dépasse l’Égypte ; Josué dépasse le désert. Le peuple va vers son avenir. Quand bien même le pays est donné par Dieu, il faut avoir la foi pour en prendre possession. Dieu offre, mais Josué et le peuple doivent agir en Lui faisant totalement confiance. Le Jourdain est comme un ultime obstacle à franchir, et pour le traverser à pied sec, il faut oser un premier pas dans l’eau ! C’est seulement lorsque les Lévites, les prêtres qui portent l’Arche de l’Alliance sur leurs épaules, auront de l’eau jusqu’à la cheville (v. 13), que Dieu arrêtera les flots de la rivière et que les eaux s’ouvriront pour laisser passer le peuple. Il fallait donc “se mouiller” ; il fallait croire en l’impossible. Dieu a pour nous de nombreuses promesses en réserve et une grande quantité de dons à notre portée, mais tout n’est pas sur un plateau, en libre-service et à volonté. Il faut que nous osions croire et que nous mettions notre foi, notre confiance absolue en Lui pour que le Jourdain s’ouvre, que les portes se déverrouillent. Si le Seigneur donne, c’est à nous de saisir le don, toujours avec reconnaissance et humilité.

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