Le sens de la révélation

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“Dès qu’il lui a plu de révéler en moi Son Fils pour que je L’annonce aux non-Juifs, je n’ai consulté personne.” Ga 1.15

Nous trouvons, dans le Nouveau Testament, trois récits de la conversion de Saul de Tarse. Il nous est possible, ainsi, de reconstituer plus ou moins ce qui s’est passé, et mesurer que ce devait être l’expérience la plus extraordinaire qu’un homme puisse vivre. Cependant, si extérieurement, nous avons quelques détails d’ordre matériel, le plus fort, le plus bouleversant, le plus déstabilisant se passe dans la tête et dans l’âme de Saul. Lorsque, plus tard, l’apôtre en parle, il dit : “Il a plu à Dieu de révéler en moi Son Fils.” L’expression est courte, mais elle est d’une fantastique amplitude. Comment comprendre ce témoignage ? En quelques fractions de seconde, l’évidence s’est imposée : Saul a vu, appris, compris qui était Jésus. Tout ce que Jean voit en apparition et qu’il décrit longuement dans son Apocalypse en présentant Jésus, surgit brusquement devant Saul. Dès lors, nous aimerions saisir cette révélation. Pour la discerner, il faut relire tout ce que l’apôtre dit de Jésus – dont il fait soudain connaissance. On découvre alors que dans ses lettres, Paul ne parle jamais du Jésus historique, du Jésus passé, du Jésus qui est venu sur terre et qu’il n’a pas connu. Il évoque toujours le Christ comme un compagnon vivant et agissant à ses côtés. Il ne parle pas d’un souvenir, d’un écho plus ou moins lointain, mais d’un Christ présent. Paul ne répète pas des propos, des discours, des actes de Jésus du temps de Son ministère sur terre. Il parle du Seigneur en pleine activité, et qui conduit sa vie tel un guide devant lui. Il espère que “Christ, notre Seigneur, conduise nos pas vers vous” (1 Th 3. 11). Il termine cette épître en espérant : “Soit que nous veillions, soit que nous dormions, nous vivons ensemble avec Lui.” On ne parle pas ainsi de quelqu’un qui appartient à l’Histoire, mais qui est là, bien vivant, agissant, à l’œuvre. C’est ainsi que Paul peut aussi affirmer : “Je vis, mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi.” Pareille révélation est à saisir, pour nous aussi, aujourd’hui !

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