Le bâton de Dieu

“Dans ma détresse, c’est à l’Éternel que j’ai crié, et Il m’a répondu.” Ps 120. 1

Personne n’a envie de vivre des choses difficiles ; personne ne souhaite connaître des douleurs et des accidents de la vie ; personne n’est heureux dans le malheur. Pourtant, nous avons tous notre lot de maux, de fractures, de fêlures, de drames et de deuils. Au cœur d’un drame national et familial, le jeune Gédéon se cachait des espions maddianites pour battre son froment. La famine était grande, la pauvreté faisait des ravages et la famille de Gédéon avait déjà subi la mort de plusieurs de ses membres. C’est dans ce contexte que l’ange de Dieu interpelle Gédéon : “Le Seigneur est avec toi !” Il est normal que Gédéon doute quelque peu de cette salutation. Lorsque l’on est accablé par des circonstances douloureuses, et victime de frappes multiples, comment croire en la présence de Dieu ? L’idée première est souvent de nier la présence protectrice de Dieu lorsque nous sommes dans la détresse et de l’affirmer lorsque tout va bien, mais est-ce sage ? Au temps de Gédéon, le malheur qui frappait Israël était un châtiment dans lequel il fallait voir non une méchanceté, mais un acte de sollicitude. Le proverbe français “Qui aime bien châtie bien” découle peut-être d’une vérité biblique. En effet, Dieu traite Israël comme un père traite son fils. Certes, une pédagogie étrange, dérangeante, brutale, mais quel est le père qui ne châtie pas son fils pour faire ou parfaire son éducation ? Israël sombrait dans l’idolâtrie et le mensonge : fallait-il que Dieu laisse faire au nom d’une tolérance qui, dans ce cas, n’était autre qu’une perversion de l’amour ? Les Maddianites sont les ennemis d’Israël, mais ils sont aussi et surtout le bâton de Dieu par lequel Il veut corriger le peuple. Le malheur qui frappe le peuple infidèle est une correction qui permet aux Israélites de se souvenir de leur Dieu, et de L’invoquer pour qu’Il les délivre du bâton. S’Il était absent, devenu lointain et indifférent au sort de Son peuple, Dieu ne pourrait entendre la prière, le regret, la repentance de ceux qui L’avaient oublié. Tous les malheurs qui peuvent nous affliger ne sont pas nécessairement des rappels de Dieu à notre souvenir, mais certains sont peut-être le seul moyen qui Lui reste pour nous parler.

Bible 1 an :
Jr 51-52 & 1 Tm 6
Bible 2 ans :
Ps 119 & Ac 18

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