Le grand paradoxe

“Où est le sage ? Où est le scribe ? … Dieu n’a-t-il pas frappé de folie la sagesse du monde ?” 1 Co 1. 20

Nous vivons dans une société qui souhaite que tous les hommes soient égaux tout en encourageant sans cesse la compétition. Depuis l’école où il faut que tous les élèves d’une même classe soient premiers jusqu’aux performances presque inhumaines des Jeux olympiques, en passant par les émissions de télé-réalité où il faut abattre tous les autres concurrents pour gagner l’estime éphémère d’un audimat implacable. Formatés par cette culture où il faut être fort et beau, les laissés-pour-compte sont légion ; la plupart des autres vivent dans l’espoir de sortir de l’ombre pour éblouir le monde en crevant l’écran. La “politique” de Dieu est différente, voire totalement opposée à cette illusion collective. Lorsque Dieu fait appel à Gédéon, Il sort du néant un jeune homme peureux, insignifiant et Il manifeste au travers de lui, une vraie gloire, laquelle Lui revient. L’apôtre Paul explique aux Corinthiens cette façon divine de faire. Il développe l’idée selon laquelle parmi ceux qui ont entendu, compris et répondu à l’appel de Dieu, il n’y a pas beaucoup de sages, de grands, de puissants – du point de vue humain. Dieu choisit ce qui est moindre aux yeux du monde pour manifester Sa force à Lui, et confondre les prétentions humaines. Ainsi, personne ne peut se vanter et donc se grandir ou se glorifier devant Dieu. La Bible le répète souvent : les prophètes comme les apôtres étaient des hommes “de la même nature que nous”. Ce qui a fait d’eux de grands hommes, c’est la place qu’ils ont donnée à Dieu. Le plus surprenant des paradoxes est là : nous portons le trésor de la Parole de Dieu dans les vases d’argile que nous sommes. Ce principe – totalement illogique dans la culture du monde – se vérifie dans cette image invraisemblable du Fils du Dieu créateur arrivant sur terre en passant par une matrice humaine pour naître dans une étable d’un village jusqu’ici à peine noté sur une carte. On frise l’absurde jusqu’à regarder de plus près ce que sont nos compétitions et ce qui en résulte.

Bible 1 an :
Lm 1-2 & 2 Tm 1
Bible 2 ans :
Ps 120 & Ac 19

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