Le terrible paradoxe

“Je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi.” Rm 7. 19-20

C’est une observation que peut faire n’importe quel auditeur branché sur une radio. Au moment des informations, il subit une succession d’annonces de drames et de catastrophes émanant des quatre coins de la Terre : des guerres, des violences entre tribus et au sein des couples, des meurtres, des abus sexuels, des exploitations et des escroqueries en tout genre… Le monde est noir, triste, effrayant pour les humains qui le peuplent. Puis, deux minutes plus tard, le même auditeur entend la diffusion d’une cantate de Bach, ou le témoignage d’un héros anonyme qui a sauvé toute une population africaine en imaginant une irrigation ingénieuse sur un sol aride. L’homme est aussi capable de créer du magnifique et de produire de l’exceptionnel. Quel étrange paradoxe au cœur même de l’humain ! À la même époque, le même jour et au même moment, sur la même terre, il est capable du pire et du meilleur ; et parfois le même homme bascule de l’un à l’autre. Quelle troublante énigme ! Peut-être faut-il se souvenir du projet initial de Dieu qui était tout en beauté, splendeur, bonheur et joie ; mais ce projet a été interrompu par un choix malheureux – et sans doute insensé – passant par le besoin chimérique d’indépendance. C’est là toute la tragédie humaine. La Bible nous donne donc l’historique du paradoxe et du malaise observés. Mais elle signale aussi que Dieu, avant même que l’homme mesure le drame de son choix, a prévu un rétablissement de l’ordre originel. En attendant, il n’est pas impossible de corriger notre comportement contradictoire en suivant le conseil de Jacques : “Des paroles de louange ou de malédiction sortent de la même bouche. Mes frères, il ne faut pas qu’il en soit ainsi. Aucune source ne donne par la même ouverture de l’eau douce et de l’eau amère. Aucun figuier, mes frères, ne peut produire des olives, aucune vigne ne peut produire des figues ; une source d’eau salée ne peut pas donner de l’eau douce” (Jc 3. 12-14).

Bible 1 an :
Dt 7-8
Bible 2 ans :
Ex 12 & Lc 17

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