Casser l’image.

“Prenez Mon joug sur vous.” Mt 11. 29

Le joug est une pièce de bois permettant d’atteler des animaux de trait en exploitant au mieux leur force de traction. Il était déjà utilisé pour les travaux agricoles 3 500 ans avant Jésus-Christ en Mésopotamie. Cet outil, pesant sur le garrot des bovins, semble être une servitude pénible, et l’image qu’en donne Jésus peut déconcerter. Prendre le joug de Jésus et le porter sans le poser jamais paraît demander un déploiement d’efforts et un degré de servitude au-delà de notre portée. D’autant que le joug est parfois associé au carcan, à l’astreinte, voire à l’esclavage. Ceux qui retiennent cette idée oublient que son joug est doux (Mt 11. 30), et même qu’il donne du repos. En effet, le joug équilibre le fardeau et le rend plus facile à porter. Dès que le croyant accepte ce joug, le Seigneur donne force et joie. De même lorsque Jésus signale “recevez Mes instructions”, Il ajoute “Je suis humble de cœur”. Il nous donne ainsi l’assurance qu’Il ira au-devant de nos faiblesses et qu’Il nous portera comme une mère porte son enfant dans ses bras. L’attachement que réclame Jésus à Sa personne est lié à Son amour tout puissant, lequel nous garde et nous bénit. Consécration et foi sont deux éléments essentiels de la vie chrétienne. Tout donner à Jésus et tout recevoir de Lui. L’un implique l’autre et les deux sont réunis dans une même expression : se livrer. Se livrer complètement ou s’abandonner, c’est obéir aussi bien que se confier ; se confier aussi bien qu’obéir. Si vous pensez que demeurer en Jésus et porter son joug sont de trop gros efforts, il convient de vous interroger. La difficulté ne vient pas du joug proposé, mais de votre résistance à l’accepter et à le porter puisqu’il s’agit de votre abandon complet à Jésus comme seul maître de votre vie.

Bible 1 an :
2 Ch 31-32 & Ac 14
Bible 2 ans :
1 R 5 & Jn 3

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