Des péchés “presque” respectables ! (1) L’anxiété

“Ne vous inquiétez donc pas du lendemain, car le lendemain s’inquiétera de lui-même…” Mt 6. 34

Le contraire de la confiance en Dieu c’est l’anxiété. Se faire des soucis équivaut à dire à notre Père, soit qu’Il n’est pas capable de gérer nos difficultés, soit qu’Il n’est pas intéressé par nos problèmes. Ce qui est faux dans les deux cas. Après Jésus, Paul reprend le sujet en écrivant : “Ne soyez inquiets de rien, mais, en toute occasion, par la prière et la supplication accompagnées d’action de grâce, faites connaître vos demandes à Dieu” (Ph 4. 6) tandis que Pierre nous exhorte ainsi : “Déchargez-vous sur Lui de tous vos soucis, car Il prend soin de vous” (1 P 5. 7). Ces versets sont davantage que des paroles d’encouragements, comme nous pourrions les prononcer devant des amis qui se font des soucis, avec une petite tape sur l’épaule en signe de soutien. Dans les Ecritures ces versets ont force de commandement moral : c’est la volonté expresse de Dieu que nous Lui fassions confiance en tout, et que nous rejetions toute forme d’anxiété ou de peur. Ainsi l’anxiété est un péché, car c’est un refus de reconnaître la souveraineté de Dieu sur notre vie et nos circonstances. D’un autre côté Lui faire confiance et abandonner tout souci, toute anxiété entre Ses mains, ne veut pas dire que nous pouvons cesser de prier sur les sujets qui risquent de nous causer de l’anxiété. Paul, après nous avoir commandé de ne pas être inquiet, ajoute“mais en toute occasion… faites connaître vos demandes à Dieu”. Jerry Bridges aborde un aspect très spécifique de l’inquiétude dont certains chrétiens sont susceptibles de souffrir : les parents chrétiens d’enfants handicapés mentaux ou physiques et qui dépendent, même adultes, de l’aide quotidienne de leurs parents. “Que deviendra mon enfant le jour où je ne serai plus là pour l’aider ?” se demandent-ils. Ne jugeons pas ces parents pour leur inquiétude. Même s’ils ont confiance en Dieu cela ne les empêche pas parfois de se demander ce qu’il leur adviendra le jour où ils seront seuls dans la vie. Le père d’un enfant possédé d’un démon s’écria un jour : “Je crois ! Viens au secours de mon manque de foi !” (Mc 9. 24). Jésus honora la sincérité de cet homme et fera de même avec n’importe quel parent qui se trouve dans une telle situation. Nos luttes et nos doutes ne signifient pas que nous rejetons Dieu, mais illustrent combien nous sommes humains et avons besoin du Saint Esprit.

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