Dons naturels et dons surnaturels (3)

“En Lui, vous avez été comblés de toutes les richesses qui concernent la parole et la connaissance.” 1 Co 1. 5

Lorsqu’il écrit aux chrétiens de Corinthe, Paul évoque divers dons et il fait une distinction entre la parole de sagesse et la parole de connaissance. Ces dons, comme beaucoup d’autres, sont des dons spirituels qu’il différencie des dons naturels. La parole de connaissance consiste en une révélation de la vérité d’en haut opérant à travers les facultés intellectuelles du chrétien à l’écoute de Dieu. Elle s’adresse à la pensée, à la partie rationnelle de l’homme. Elle a pour but de mettre en évidence la raison profonde de ce qui a été accepté par la foi. C’est en cela qu’elle diffère de la parole de sagesse, laquelle s’adresse aux facultés intuitives du cœur, laissant de côté l’intelligence naturelle. Il est très important que la parole de sagesse soit toujours accompagnée ou suivie de la parole de connaissance, en sorte que ce qui a été reçu par intuition et révélation spirituelle soit ensuite compris par la pensée. L’apôtre Jean, dans ses épîtres, aime à répéter cette notion de connaissance : “Nous connaissons que nous demeurons en Lui… Nous connaissons qu’Il demeure en nous…” L’idéal serait que celui qui enseigne la Bible dans les églises, soit porteur de cette parole de connaissance. Certes, l’éclairage biblique n’empêche pas les dangers qui résultent de ce que nous ne sommes que des pécheurs ; celui qui reçoit, par l’Esprit, une lumière intellectuelle au sujet de la Parole de Dieu, peut-être tenté de s’en enorgueillir. Dès lors, le don spirituel peut manquer son but. La parole de sagesse et celle de connaissance permettent d’affirmer que faire de la publicité pour les dons que l’on possèderait est totalement suspect. Qui possède – a reçu – un don n’a pas besoin de le publier. Même la connaissance dont un chrétien peut être porteur doit maintenir ce dernier dans la plus parfaite humilité. L’apôtre Paul, champion de la connaissance par révélation, pouvait pourtant écrire : “Nous ne connaissons qu’en partie…” (1 Co 13. 9).

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