Gérer la critique

“Celui qui tient compte des reproches fait preuve de sagesse.” Pr 15. 5

Vous rencontrerez dans la vie deux formes de critiques : 1- La critique injustifiée. En voici un exemple : un jour le prédicateur Henry Wad Beecher monta en chaire pour délivrer son sermon. Il était sur le point d’ouvrir sa Bible lorsqu’il remarqua un petit bout de papier sur lequel était seulement écrit le mot : “idiot”. Pourvu d’un grand sens de l’humour, Beecher brandit le morceau de papier devant son auditoire silencieux et, de sa voix profonde et grave qui résonnait dans toute l’église, déclara : “D’habitude je reçois des lettres de personnes qui oublient d’apposer leur signature au bas de leur missive. Mais aujourd’hui c’est différent. La personne qui a écrit ce mot a bien signé, mais a oublié d’écrire la lettre !” Jésus nous a avertis que nous ne pourrions éviter les scandales (Lc 17. 1). Soyez donc prêts ! Et n’oubliez pas que toute attaque contre vous est, somme toute, une expression de respect. Cela prouve que vous êtes important, que vous faites la différence dans votre monde. C’est pourquoi, chaque fois que l’on vous critique injustement, passez outre et continuez votre route sans en être affecté. Comme le fit Jésus ! Et redites-vous que “l’insensé donne libre cours à sa mauvaise humeur, le sage retient et calme la sienne” (Pr 29. 11). 2- La critique justifiée. Cette forme de critique porte une mesure de vérité en elle. Un vieux proverbe arabe affirme : “Si une personne déclare que vous êtes un âne, ignorez-la, si cinq personnes déclarent que vous êtes un âne, allez acheter une selle !” Ce qui nous empêche de nous analyser nous-mêmes avec honnêteté, c’est notre tendance à reconnaître en nous seulement ce qui est flatteur. Lorsque nous érigeons des barrières pour cacher nos faiblesses aux yeux des autres mais aussi à nos propres yeux, nous perdons l’occasion de nous connaître mieux nous-mêmes et la joie de croître spirituellement. Regardez la vérité en face. Chacun d’entre nous peut améliorer sa manière de vivre, ses attitudes et ses pensées. Ecoutez : “Celui qui tend l’oreille à une critique salutaire a sa place parmi les sages. Qui refuse d’être éduqué néglige sa propre vie, mais celui qui tient compte des réprimandes acquiert du bon sens’ (Pr 15. 31-32). Il n’est jamais trop tard pour apprendre à mieux faire !

Ajouter comme favoris (0)
Close

No account yet? Register


Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *