Josef Tson

“Quiconque voudra sauver sa vie la perdra, mais quiconque perdra sa vie à cause de Moi et de la bonne nouvelle la sauvera.” Mc 8. 35

Josef Tson est un pasteur roumain qui vécut sous le régime de Ceausescu et qui osa lutter contre la tentative des autorités d’éradiquer toute croyance religieuse afin d’imposer un athéisme total. Il s’enfuit vers la Grande Bretagne où il étudia la théologie, avant de répondre à l’appel divin de retourner dans son pays pour y annoncer la bonne nouvelle. Ses amis lui firent remarquer qu’il serait arrêté dès son arrivée en Roumanie. Il leur cita les paroles de Jésus : “Je vous envoie comme des moutons au milieu des loups…” (Mt 10. 16). Il apprit à conquérir sa peur en s’appuyant sur Dieu et pendant plusieurs années ne cessa de prêcher dans son pays, ses sermons étant enregistrés sur des cassettes distribuées ensuite aux quatre coins de la Roumanie. Il subit diverses brimades jusqu’au jour où il fut arrêté et interrogé pendant plus d’un mois, jour après jour. L’un des officiers de la police secrète lui déclara un jour : “Je peux te faire exécuter quand je le voudrais.” Tson lui répondit alors :“Votre arme suprême, c’est de tuer. La mienne, c’est de mourir !” Puis, il expliqua à l’officier interloqué : “Mes sermons ont tous été enregistrés et des cassettes circulent partout dans le pays. Si vous me tuez, vous faites de moi un martyr et tous ceux qui écouteront mes sermons se diront : ce que cet homme prêche doit être la vérité, car il était prêt à sceller ses messages avec son sang ! Alors, tuez-moi. Les cassettes annonceront la bonne nouvelle dix fois plus fort qu’avant ! Tuez-moi ! Ainsi je remporterai l’ultime victoire.” L’officier le fit libérer ! Il raconte qu’ensuite il revit cet officier et qu’il lui déclara qu’il ne le considérait pas comme un ennemi, qu’il voulait lui dire combien il l’aimait de l’amour de Dieu et priait désormais pour lui. Il raconte qu’il avait appris à maîtriser la peur au point de faire peu de cas de sa vie. Devenir un martyr pour Jésus lui paraissait tellement préférable que vivre à genoux. Il aime citer le passage de l’Apocalypse où les martyrs du passé demandent à Dieu d’intervenir pour leur rendre justice et Celui-ci leur répond qu’il leur faut patienter car leur nombre complet n’a pas encore été atteint (Ap 6. 9-11). “Quiconque voudra sauver sa vie la perdra”, un avertissement solennel n’est-ce pas ?

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