Leçons venues du Carmel (1)

“Si c’est le Seigneur qui est Dieu, suivez-le ! Si c’est le Baal, suivez-le ! Le peuple ne lui répondit rien.” 1 R 18.21

Lorsque Elie rencontre le roi Ahab, il lui lance un défi afin d’établir qui est le vrai Dieu d’Israël. Bien que marié à Jézabel, la princesse phénicienne qui favorisait le culte de Baal, Ahab accepte et réunit les prêtres de Baal, au nombre de 450, au sommet du mont Carmel. Ceux-ci doivent construire un autel à leur dieu, puis préparer un sacrifice, sans toutefois allumer le feu de l’autel. Elie fera de même et le dieu qui enflammera le sacrifice sera considéré comme le seul vrai dieu. Imaginez le peuple assemblé sur le Carmel, observant les préparatifs et déterminé à suivre le dieu qui prouvera sa puissance. Toute la journée les prêtres de Baal invoquent leur dieu, mais en vain. Ensuite Elie ordonne que l’autel qu’il a construit soit copieusement arrosé. Il veut démontrer la toute-puissance de Dieu qui va enflammer le sacrifice, mais aussi assécher l’autel et la tranchée remplie d’eau autour de l’autel. Un extraordinaire miracle se produit alors, le feu divin descend et brûle tout. Le peuple acclame Elie et déclare que Dieu est le seul vrai Dieu en Israël. Il semble que nous ne sommes pas si différents que cela du peuple d’Israël à cette époque : nous n’avons certes pas rejeté Dieu comme eux, mais nous L’avons souvent mis dans une case de notre vie intitulée “dimanche”. Nous avons besoin de revenir à Lui et de Lui rendre la première place qui doit être la Sienne. Quelles leçons pouvons-nous trouver dans ce défi d’Elie aux prophètes de Baal ? Tout d’abord, toutes les religions ne se valent pas. Se trompent ceux qui s’imaginent que Dieu pardonnera à tout le monde et que “tout le monde ira au paradis” comme le disait une célèbre chanson. Seul Jésus est le chemin vers le salut et une éternité passée en Sa présence. “Personne ne vient au Père si ce n’est par Moi”(J 14. 6). 2- Une grande sincérité et une grande passion ne sont pas les signes de maturité spirituelle ! Regardez la manière d’agir des 450 prêtres de Baal (v. 28). Ils étaient sincères dans leurs efforts, mais leur dieu n’était que chimère. Tout comme Paul avant sa conversion, puisqu’il persécutait les premiers chrétiens tel un sanglier enragé (Ac 8. 3 : le mot employé ici décrit les ravages d’un sanglier dans les bois). Lui aussi était tout à fait sincère et passionné, néanmoins il faisait fausse route.

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