Qui est mon prochain ?

“Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : Et qui est mon prochain ?” Lc 10. 29

Un expert de la loi de Dieu demanda un jour à Jésus comment hériter la vie éternelle. Jésus lui demanda en réponse ce que disait la loi à ce sujet et le scribe lui répondit : “Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force, et de toute ta pensée; et ton prochain comme toi-même” (v. 27). Jésus répliqua : “fais cela et tu vivras”. Telle est la promesse de la loi, mais Jésus savait que cet idéal était impossible à atteindre et que la loi était là surtout pour nous amener à la repentance. Au lieu de se confesser et de rechercher la grâce divine, le scribe voulait se justifier. Les juifs de l’époque de Jésus considéraient que les “méchants “(publicains, prostituées), les non juifs (particulièrement les Samaritains), méritaient d’être haïs parce qu’ils étaient ennemis de Dieu. Les Pharisiens avaient élevé l’hostilité à l’égard des autres au rang de vertu et bafouaient ainsi le second des deux plus grands commandements bibliques ! Dans un essai “An Experiment in Love”, Martin Luther King médite sur l’enseignement de Jésus concernant l’amour de son prochain. Il soutient que non seulement nous ne devons pas haïr ceux qui nous font du tort mais que nous devons les aimer d’une manière“prophétique”, c’est-à-dire les aimer avant qu’ils soient capables de nous rendre l’amour. Nous devons réévaluer nos catégories mentales pour le mot“prochain”. Nous devons accepter que cette catégorie inclut l’oppresseur et toutes les personnes qui sont “différentes” de nous, d’une manière ou d’une autre. Nous pouvons facilement passer tout notre temps libre en compagnie de la même classe de personne et oublier que notre prochain peut aussi être des gens qui n’ont pas les mêmes valeurs, les mêmes idées politiques ou spirituelles que nous et qui n’ont pas les mêmes origines que nous. La croix est l’expression éternelle de l’extrémité où ira Dieu afin de restaurer la communion avec nous, communion brisée par notre péché. La résurrection est un symbole du triomphe de Dieu sur toutes les forces qui cherchent à bloquer toute relation entre l’homme et Dieu. Le bon Samaritain a exercé de la miséricorde envers le blessé malgré le fait qu’il était son ennemi. Voilà pourquoi Jésus s’écria : “Va, et toi, fais de même”.

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