Un bel exemple à suivre

“Mes frères, imitez-moi, et portez les regards sur ceux qui suivent le modèle que vous avez en nous”. Ph 3. 17

Que pensez-vous de la déclaration de l’apôtre Paul :“Imitez-moi”? Déclaration qu’il répète dans d’autres lettres (1 Co 4. 16 ; 1 Th 1. 6 ; 2 Th 3. 7). Soit Paul était pétri d’orgueil et trop imbu de lui-même, soit il incitait ses lecteurs à vivre leur vie comme lui-même vivait la sienne, en osmose complète avec la présence de Christ en lui. L’admirer pour ce que sa vie représente pour nous est facile, mais l’imiter est une autre affaire ! S’il se pose en modèle, c’est avant tout parce qu’il avait fait fi de sa propre vie qu’il considérait sans valeur par elle-même, afin de laisser croître en lui la vie de Christ. Jésus avait déjà expliqué à Ses disciples ce qu’il leur coûterait de Le suivre : “Celui qui ne porte pas sa croix et ne marche pas à Ma suite ne peut pas être Mon disciple” (Lc 14. 27). Etre sauvé ne signifie pas nécessairement devenir un disciple de Jésus. Nombreux sont les chrétiens qui font partie de l’Eglise sans pour autant avoir pris “leur”croix pour suivre Jésus où qu’Il leur demande d’aller. C’est à eux que Paul s’adresse, les exhortant à l’imiter dans son engagement total. Notre refus d’imiter Paul ne veut pas dire que nous perdons notre salut, puisque celui-ci est un don gratuit et que Dieu n’a jamais dit qu’Il nous retirerait ce don sous certaines conditions. Comme le théologien Adolphe Monod l’écrit : “Si vous renoncez à l’imiter (Paul), vous y renoncerez en très nombreuse, hélas, et en très chrétienne compagnie !”Paul fustige ces chrétiens “du monde” dont le principal intérêt est pour “les choses de cette terre” (v. 19). Il va jusqu’à s’écrier qu’ils “sont des ennemis de la croix du Christ” (v. 18), ce qui ne veut pas dire, à un niveau théologique, qu’ils rejettent la mort du Christ sur la croix, mais plutôt qu’ils refusent de vivre une vie “crucifiée” (Gl 2. 20). La question qui se pose aujourd’hui à chacun d’entre nous est la suivante : sommes-nous assoiffés de justice (Mt 5. 6) ? Ou pour le dire autrement, notre âme peut-elle dire : “Je meurs d’impatience en attendant d’entrer dans les cours de Ton temple” (Ps 84. 3) ou encore : “O Dieu, Tu es mon Dieu ; je Te cherche, j’ai soif de Toi, je soupire après Toi, dans une terre desséchée et épuisée, faute d’eau” (Ps 63. 2)? Si oui, quelle est la solution ? Paul nous la donne :“Tout ce que je désire, c’est de connaître le Christ et la puissance de Sa résurrection, d’avoir part à Ses souffrances et d’être rendu semblable à Lui dans sa mort” (v 10). A travers l’Histoire de l’Eglise, beaucoup de martyrs ont fait ce choix. Accepterons-nous de les imiter, même si cela n’implique pas, dans nos pays d’Europe, la mort physique?

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